Al-Khelaifi de nouveau sous le microscope de la justice française pour les droits de diffusion
Nasser Al-Khelaifi, président du Paris Saint-Germain et président du groupe beIN Media, fait face à une nouvelle enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris pour soupçon de conflits d'intérêts, selon le journal français L'Équipe.
L'affaire concerne les droits de diffusion de la Ligue 1, avec des allégations selon lesquelles Nasser Al-Khelaifi aurait tenté d'influencer la décision du conseil d'administration de la Ligue française en faveur de son groupe, beIN Media, en 2024. Cette information provient de l'association "Anticor", qui a déposé une plainte auprès du parquet de Paris le 3 mars.
beIN Sports a obtenu les droits de diffusion d'un match de Ligue 1 pour environ 100 millions d'euros, tandis que la plateforme DAZN s'est occupée de la diffusion des autres matchs de la compétition avant de se retirer par la suite. En retour, ceux proches de Nasser Al-Khelaifi confirment que les clubs de Ligue 1 et les représentants de la ligue ont insisté pour que beIN Sports prenne en charge la diffusion d'un des matchs.
L'enquête ne se limite pas aux droits de diffusion de la Ligue 1, car des soupçons pèsent également sur les droits de diffusion de la Coupe du Monde 2026. Après que Nicolas de Tavernost, l'ancien président de la "Ligue de Football Professionnel" (LFP), a cru avoir conclu un accord avec la FIFA pour diffuser les 104 matchs, "beIN Sports" a signé un accord avec la FIFA le 11 février pour diffuser le tournoi, une décision qui a mis en colère de Tavernost et a conduit à sa démission quelques jours plus tard.
Du Taverneust a parlé d'un "manque de confiance structurel, notamment de la part des actionnaires du Paris Saint-Germain", ce que le club parisien a nié. L'ancien président de l'"Association des Médias de la Ligue 1" a également envoyé un message à "la FIFA" critiquant la position du responsable du "groupe beIN Media", affirmant que le monde des affaires suppose un "niveau minimum de crédibilité, de loyauté et de respect des engagements".
Cette nouvelle enquête intervient après qu'Al-Khelaifi a précédemment été confronté à des procédures judiciaires en France suite à une plainte déposée par son ancien serviteur personnel, dans une affaire distincte de l'enquête liée aux droits de diffusion.
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