Une crise contractuelle menace Youcef Belaïli entre l'Espérance et le Mouloudia d'Alger
Le retour de Youssef Belaïli sur le terrain s'est transformé d'un événement sportif attendu en une crise contractuelle potentielle entre l'Espérance Tunis et le CR Belouizdad. Le club tunisien a annoncé l'activation du contrat du joueur pour deux années supplémentaires, prolongeant son association avec eux jusqu'à l'été 2028. Pendant ce temps, le club algérien a confirmé que Belaïli avait signé un contrat officiel avec eux basé sur un document signé.
Blaili était lié à l'Espérance pendant sa suspension, avant que le Tribunal arbitral du sport (TAS) ne lève l'interdiction qui lui avait été imposée en raison de son litige avec le club français d'Ajaccio. Suite à cette décision, l'Espérance a annoncé que le joueur était prêt à revenir, tandis que le Moloudia d'Alger a insisté sur ses droits, confirmant que l'accord n'était pas simplement des négociations ou un entendement verbal.
La crise concerne la possibilité pour le joueur de signer plus d'un contrat couvrant la même période, une question régie par les règlements de la FIFA selon le principe de la stabilité contractuelle. Les règlements stipulent la nécessité d'examiner la validité de chaque contrat, la date de sa signature, quand il entre en vigueur et si le premier contrat reste valide lors de la signature du second.
Mohamed Metwally, avocat sportif et conseiller juridique, a précisé dans des rapports de presse qu'un joueur signant deux contrats n'indique pas automatiquement une violation. Il a noté que la FIFA résout ces problèmes sur la base de documents et de preuves, et non simplement sur l'ordre d'annonce. Il a ajouté que si les deux contrats remplissent les conditions requises, la priorité revient au contrat signé en premier, tout en soulignant la nécessité d'enquêter pour savoir si le nouveau club a informé le club actuel du joueur avant le début des négociations.
Déterminer le club avec lequel Belaïli a signé en premier n'est pas suffisant pour régler le litige, car il est essentiel de faire la distinction entre la date de signature du contrat et la date de son entrée en vigueur. Un des contrats peut être daté dans le futur, ce qui ne signifie pas nécessairement qu'il y a deux contrats actifs en même temps. Par conséquent, l'affaire dépendra des détails des contrats, de leurs conditions et de leurs durées.
En cas de constatation d'une violation de contrat par le joueur sans juste cause pendant la période protégée, il pourrait être suspendu jusqu'à 4 mois, pouvant aller jusqu'à 6 mois dans des circonstances sévères, en plus de compensations financières. De plus, le nouveau club pourrait faire face à une interdiction d'enregistrer de nouveaux joueurs pendant deux fenêtres de transfert s'il est prouvé qu'il a incité à la résiliation du contrat.
Ainsi, la crise de Belaïli est passée d'un simple retour attendu sur le terrain à un conflit contractuel potentiel, qui ne sera résolu qu'après examen des contrats et des documents pour déterminer lequel détient la priorité légale selon les règlements de la FIFA.
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