Rapport.. Que se passe-t-il au Real Madrid ?
jeudi 15-01-2026
La défaite du Real Madrid en Coupe du Roi n'était que la continuation d'un faux pas commencé par la déception de la Supercoupe face au FC Barcelone, avant de s'effondrer trois buts à deux contre Albacete, lors d'un match qui a révélé plus qu'il n'a caché, soulevant des questions incessantes dès le coup de sifflet final.

Un nouveau départ… sur un terrain instable



La rencontre a marqué les débuts de l'entraîneur Álvaro Arbeloa, qui a pris les rênes après le départ de Xabi Alonso, à la suite d'une période marquée par des performances fluctuantes et la perte de la Supercoupe d'Espagne face au FC Barcelone en Arabie Saoudite.

Mais Arbeloa n’a pas hérité d’une équipe stable, il s’est retrouvé à diriger un navire secoué par les vagues, en pleine mer impitoyable pour ceux qui ne connaissent pas la direction du vent.

Sur le terrain, le Real Madrid n'était pas impuissant, mais désorienté, comme un orchestre jouant sans chef d’orchestre. De bons moments suivis de chaos, des tentatives individuelles sans écho collectif. Le football était présent, mais la personnalité absente.

Le vestiaire… quand le silence parle



À l'écart des projecteurs, le vestiaire exprimait ce qui n'était pas dit. Une forteresse autrefois solide, aujourd’hui agitée, habitée par une tension sourde plus que par une harmonie.

Récemment, la relation entre l'ancien entraîneur Xabi Alonso et certaines stars de l'équipe n'était pas au beau fixe. Vinícius Júnior semblait lourdement affecté par des décisions répétées qui l'ont écarté du cœur des matchs à des moments cruciaux, tandis que Federico Valverde oscillait entre des rôles qui ne lui ont pas offert de stabilité, et il y avait aussi des divergences de vues avec Jude Bellingham, malgré sa présence influente.

Ce n’étaient pas des conflits bruyants, mais des accumulations silencieuses qui se sont reflétées sur les performances, confirmant que la crise n’était pas une crise de noms, mais une crise d’orientation… Quand la boussole manque, le sens se perd.

Pérez… entre football et gestion de l’image



C’est ici que les regards se tournent vers le président Florentino Pérez, l’homme qui a bâti un empire économique et marketing étudié dans le monde entier, mais qui fait aujourd’hui face à une lourde question :

Le football est-il toujours au cœur des décisions ?

Ou bien la publicité, l’image, et un nom commercialisable ont-ils pris le pas sur les exigences du terrain ?

Le choix même d’Arbeloa ouvre la porte au débat. Lui, malgré son histoire avec le club, n’a jamais été le joueur le plus proche des supporters en portant le maillot blanc. Aujourd’hui, la même question se pose autrement :

L’appartenance et le symbolisme suffisent-ils pour diriger un vestiaire rempli de stars ?

Ou bien cette phase nécessitait-elle un nom plus consensuel et plus expérimenté dans la gestion de crises ?

Une crise qui n’est pas dans le résultat… mais dans le sens



La sortie face à Albacete n’a pas créé la crise, mais l’a mise en lumière. Une crise d’identité, pas de résultats. Une équipe qui semble parfois une vitrine luxueuse cachant une confusion dans la planification et une contradiction dans les priorités.

Le Real Madrid ne manque ni de talent ni d’histoire, mais il a aujourd’hui besoin de clarté, claire comme ses maillots blancs. Il a besoin d’un projet qui lui ressemble, pas de titres éclatants qui s’estompent rapidement.

À Madrid, la défaite peut être pardonnée…

Mais pas l’égarement.

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